
L’une des demeures emblématiques des rois de France, le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye voit sa première pierre posée en 1557. Philibert De L’Orme élève pour Henri II une gracieuse maison de plaisance « en manière de théâtre » qui jouit d’une vue imprenable sur les environs.

Très attaché à Saint-Germain-en-Laye qui lui rappelle Pau, Henri IV la transforme à partir de 1594 en une résidence spectaculaire qui étire ses galeries de brique et pierre. Les jardins descendent jusqu’au fleuve en une succession de terrasses qui dissimulent des grottes à automates hydrauliques créées par les frères Francini.
Merveille des merveilles, le Château-Neuf attire les curieux de toute l’Europe.
Complété et aménagé par Louis XIII, en partie rebâti par Louis XIV – qui y est né – après écroulement de la terrasse haute en 1643, le château est ensuite délaissé par la cour.

En 1777, le comte d’Artois reçoit le site de son frère, Louis XVI, et en ordonne la démolition pour laisser François-Joseph Bélanger lui construire un palais à la hauteur de ses ambitions. Saisie à la Révolution, la propriété est divisée et les bâtiments sont rasés ou reconstruits. Les terrasses basses disparaissent avec la création de la « route des Grottes » qui relie la ville au pont du Pecq.

En 2021, la Ville s’associe à Sorbonne Université (Centre André-Chastel, PLEMO 3D) pour un ambitieux projet de numérisation du site patrimonial et des vestiges du Château-Neuf couplée à une restitution numérique.
L’exposition présente les résultats de ce travail de recherche exceptionnel permettant de revoir le château disparu dans toute sa splendeur, rebâti virtuellement avec la plus grande rigueur scientifique.
Elle retrace également l’histoire mouvementée de cette demeure, des origines à la gloire, des fastes à l’effacement.
La découverte se prolonge au château de Maisons-Laffitte grâce à l’exposition « Le comte d'Artois, prince et mécène : la jeunesse du futur roi Charles X » du 14 novembre 2025 au 2 mars 2026.

Visuels présentés dans l'article :
•Affiche de l'exposition
•Abraham BOSSE d'après Tommaso FRANCINI. Cecy est la grotte de la Demoiselle qui joue des Orgues. 1624. Eau-forte. Bibliothèque nationale de France
•Jacques RIGAUD. Vue du Château Neuf de St Germain et du village du Pecq. Entre 1730 et 1732. Eau-forte et burin. Musée Ducastel-Vera, inv. 926.1.18
•DURAND. Le Pavillon Henri IV. 1821. Aquarelle. Musée Ducastel-Vera, inv. 950.22
•Restitution numérique du Château-Neuf, PLEMO 3D, 2025, détail

Coloré et joyeux, l’art de Paul Vera se nourrit de la nature. Ses œuvres sont une évocation sans cesse renouvelée d’une Arcadie bucolique, peuplée de bergers et bergères qui se font tantôt allégories, tantôt vacanciers, tantôt jardiniers. Autour d’eux, la flore se resplendit, éternelle et généreuse, avec les branches d’arbres ployant sous le poids des fruits, les paniers débordant de légumes et les guirlandes de fleurs.
Dans cet univers idyllique, les animaux s’épanouissent également, libres et heureux. L’Art Nouveau s’est passionné pour les chauves-souris, les insectes, les coraux ou les oiseaux exotiques, y trouvant des lignes, des formes et des couleurs nouvelles. Si Paul Vera s’amuse à transformer l’enfance d’Orphée en petit zoo bigarré, avec perroquets, iguanes et licornes, ce sont les animaux ordinaires qu’il préfère mettre en scène dans une grande simplicité. Hirondelles et colombes se partagent le ciel. Vaches, brebis et poules tiennent compagnie aux jardiniers débonnaires. Les petits chats joueurs animent de leurs facéties les coins des compositions, tandis que les petites tortues à la carapace quadrillée rappellent la préciosité de l’eau.
De temps en temps, Vera abandonne toute figure humaine pour donner la place d’honneur à l’animal. Les poissons en mosaïque s’approprient les bassins des jardins qu’il crée avec son frère André. Les colombes s’adaptent à la géométrie des gravures de livre ou des objets décoratifs. Lapins, canards, tortues ou colombes deviennent le sujet des carreaux de céramique transformant la simplicité d’une illustration pour enfants en une véritable poésie du vivant.
Entrée gratuite, livret-jeux pour enfants

Depuis 2021, le hall de l’Hôtel de Ville a pris l’habitude de mettre en lumière, chaque mois, une œuvre issue de ses collections, aussi riches et hétéroclites que méconnues. Dès le 1er du mois (sauf au mois d’août), un tableau, un dessin, une estampe, une sculpture ou un objet d’art rejoint ainsi le hall de l’hôtel de ville où sont exposées en permanence plusieurs œuvres du musée municipal. Chaque saison, un thème commun offre un fil conducteur à cette découverte éclectique.

Aux Trésors méconnus et anniversaires de la première saison 2021-2022 se sont succédé Artistes femmes, Artistes saint-germanois, Saint-Germain-en-Laye dans les arts et, enfin, Nouvelles acquisitions du musée en 2025-2026. La plupart des pièces bénéficient d’une restauration préalable et toutes s’accompagnent d’une notice détaillée offrant un éclairage sur leur histoire et leur importance dans le patrimoine saint-germanois.
En parallèle à une nouvelle saison 2026-2027 qui sera consacrée à la nature, le musée Ducastel-Vera a souhaité célébrer cinq ans de cette initiative en réunissant plus de soixante de ces pièces. Voyage à travers les époques, les styles, les techniques et les émotions, l’exposition rétrospective « Florilège » est une invitation à retrouver les créations qui ont été, chacune durant trente jours, une fenêtre ouverte sur l’art et l’histoire, le symbole d’un patrimoine vivant et partagé.

L’exposition est également l’occasion de revoir le tableau le plus célèbre du musée Ducastel-Vera, l’énigmatique et fascinant Escamoteur, chef-d'œuvre incontesté de l’art occidental de la Renaissance.
Livret de visite et livret-jeux pour enfants
Les notices détaillées de toutes les œuvres du mois passées sont disponibles par ici.
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