Le premier de chaque mois, le hall de l’hôtel de ville accueille une sélection des œuvres du musée municipal Ducastel-Vera.
Venez en apprendre davantage sur un tableau, une sculpture ou un objet d’art mis particulièrement à l’honneur !
Après avoir dédié la saison 2025/2026 aux nouvelles acquisitions du musée, la nouvelle saison 2026/2027 sera consacrée à la nature.
L'exposition “Florilège”, a permis de redécouvrir les œuvres du mois des cinq premières saisons à l'Espace Paul-et-André-Vera, du 5 au 27 septembre 2026.
Une notice détaillée accompagne chaque œuvre. Vous pouvez les consulter en cliquant sur les liens dans la colonne de droite ou bien les recevoir par courriel en adressant votre demande à musee.municipal@saintgermainenlaye.fr
Le musée vit au rythme d’un chantier des collections. Chaque exposition est également précédée par une campagne de restauration des œuvres.
Les sculptures en plâtre sont probablement les œuvres les plus difficiles à restaurer, en raison de l’extrême fragilité de ce matériau utilisé par les artistes pour les études préparatoires, les moulages et la transposition en métal ou en céramique.
Une peinture est également un objet et sa restauration mobilise plusieurs spécialités de restauration-conservation. Et l’intervention sur les supports est parfois tout aussi spectaculaire que celle sur la couche picturale. Ludovic Roudet s’est ainsi occupé des deux tableaux de Ricois : les châssis et les revers des toiles ont été nettoyés, les chants protégés par un galon et un dos protecteur en polycarbonate a été mis en place afin de limiter les risques de chocs mécaniques et l’empoussièrement.

La restauration des peintures du musée se poursuit, notamment dans l’atelier saint-germanois de Nadège Jacobé-Wahl et Célia Lacaille, restauratrices conservatrices agréées Musées de France. Elles sont notamment intervenues sur la série des natures mortes peintes par Alexandre-Jean Ducastel, le père du fondateur du musée. Encrassés, repeints par endroits, déformés, ternis, les tableaux ont retrouvé la touche légère et translucide de cet artiste autodidacte, suiveur de Chardin.
En plus des œuvres inscrites sur son inventaire, le musée s’occupe également des objets et œuvres à valeur patrimoniale de Saint-Germain-en-Laye comme les peintures de l’église paroissiale – notamment la restauration récente de la toile d'Étienne-Barthélémy Garnier – ou la statuaire publique. Plusieurs sculptures ornent en effet la ville, toutes aujourd’hui dans un état inquiétant. Afin de mieux appréhender les interventions à venir, les restauratrices-conservatrices Diana Da Silva, spécialisée patrimoine métallique, et Julie Volant, spécialisée pierres et plâtres, ont réalisé un état sanitaire complet de toutes les œuvres sculptées.
Le musée municipal conduit une politique d'enrichissement des collections en acquérant notamment les oeuvres en lien avec la Ville de Saint-Germain-en-Laye et Claude Debussy.
Fidèle à son histoire, il accepte également des donations et des legs des Saint-Germanois.
Grâce au soutien de la Région, la Ville a pu acquérir, auprès d’une galerie, deux toiles exceptionnelles par Edme-François Ricois représentant les environs de Mareil-Marly, où habitait le paysagiste, et la Grande terrasse. Datés de 1850 et 1851, avec leurs cadres d’origine, les deux tableaux forment un panorama remarquable qui fait la part belle au train atmosphérique. En fonctionnement entre 1847 et 1860, ce chef-d’œuvre d'ingénierie de la compagnie des Pereire prolongeait la ligne ouverte en 1837 en permettant aux voitures de monter jusqu’à Saint-Germain-en-Laye.

En novembre 2025, le musée a pu préempter, lors de la grande vente du fonds d’atelier de Pierre Fontaine, architecte de Napoléon, dispersé chez Thierry de Maigret, un projet de plafond datant de 1595-1598. Ce dessin d’architecte détaillant un décor d’un plafond à caissons aux armes de France pourrait constituer l’unique témoignage de l’ornement intérieur du Château-Neuf, demeure pensée pour abriter les amours de Henri IV et de Gabrielle d’Estrées. Le monogramme mêlant un H et deux G porte la mémoire de la favorite et « presque reine », disparue en 1599.
Le Château de Borély consacre pour la première fois une exposition à une période majeure des arts décoratifs et industriels. Près de 180 œuvres, issues de prêts d’institutions prestigieuses, investissent le premier étage du musée. Le musée est heureux de participer à cette manifestation en prêtant le buffet de Jules Leleu et l’écran de cheminée Orphée de Paul Vera que nos visiteurs ont l’habitude de voir dans la première salle des collections Vera. En attendant leur retour, le Mobilier national a consenti le dépôt de l’écran de cheminée par Paul Vera et Jacques-Émile Ruhlmann et du buffet par Maurice Dufrène.
« Art nouveau – Art déco. Marseille au cœur des styles », Marseille, Château de Borély – Musée des Arts décoratifs, de la Faïence et de la Mode, 8 mai 2026-25 avril 2027.
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