Les expositions en cours

Été, combien je vous adore ! La belle saison chez Paul Vera

Du 19 septembre 2026 au 12 septembre 2027

La poésie flamboyante et vibrante d’Anna de Noailles résonne dans la mémoire de Paul Vera lorsqu’en 1935, il imagine une série de tapisseries qui sera tissée aux Gobelins et à Beauvais. Disparue deux ans plus tôt, la poétesse virtuose de la parole était une amie proche de l’artiste qui fréquentait assidûment son salon où se pressait l’élite littéraire et artistique du début du XXe siècle. Les vers d’Anna de Noailles, tout comme l’art de Vera, célèbrent la vie, l’enthousiasme de la nature, la jubilation de la jeunesse, la générosité des jardins. Encadrées par les citations des Éblouissements, les compositions de Vera portent le souvenir de cette proximité d’esprit et de sensibilité, chantant avec force la « luxurieuse ardeur du languissant été ».

Avec l’été, son thème de prédilection, Vera se fait lui-même poète émerveillé des vergers en fête, des moissons heureuses, des journées de détente qui s’étirent. Amoureux de la nature, il affectionne cette saison estivale qui lui apporte la lumière chaude et enveloppante, l’abondance de formes et de couleurs chatoyantes, mais aussi qui libère les corps et fait éclater la joie. Pour autant, les compositions ne sont pas prises sur le motif : Vera recompose les paysages, imagine des jardins idylliques, réinvente l’été et les estivants radieux. Plus qu’une saison, l’été devient un état d’esprit, une allégorie de la vie elle-même parvenue à l’harmonie et à l’équilibre si chers à l’Art déco.

Entrée libre.

Livret de visite et livret-jeux pour enfants


  • Visite commentée de 30 minutes par le médiateur du musée tous les premiers samedis du mois à 15h. 
     
  • Visites thématiques guidées d'1h30 par Alexandra Zvereva, directrice du musée Ducastel-Vera et commissaire de l'exposition selon programmation.
    Tarification spécifique.
    Réservations sur le site de la billetterie

À mon ami Pierre Louÿs

Du 10 octobre 2026 au 20 juin 2027

Certains disent que Claude Debussy a rencontré Pierre Louÿs lors des« Mardis » de Stéphane Mallarmé, qu’ils fréquentent tous deux. D’autres affirment que c’est à la Librairie de l’art indépendant, haut lieu symboliste parisien qui publie Astarté de l’écrivain en 1892 et La Damoiselle élue du compositeur en 1893. Les recherches menées par les musicologues Marcel Dietschy, François Lesure, Christian Goubault ou encore Harry Halbreicht montrent que c’est bien à l’Auberge du clou, en automne 1892, qu’ils se rencontrent : Debussy y interprète son Nocturne pour le piano, tout juste composé pendant l’été et dont le style interpelle l’écrivain qui préférait une musique plus… traditionnelle.

Dès ce moment-là, les deux artistes rêvent d’une multitude de projets artistiques communs qui n’aboutissent pas. Debussy compose cependant la musique de scène qui accompagne en 1901 la lecture des douze poèmes de Pierre Louÿs, réunis sous le titre Chansons de Bilitis, et met ensuite en musique trois de ces poèmes.

Au-delà de cette collaboration, les deux hommes vont entretenir dès 1897 une relation de partage beaucoup plus fraternelle, intime, envisageant même d’habiter ensemble. Cependant, la vie sentimentale du compositeur ayant toujours influencé ses relations amicales, leur amitié se termine brutalement en octobre 1904 quand Rosalie Texier, l’épouse de Debussy que le musicien vient de quitter pour Emma Bardac, tente à nouveau de se suicider en se tirant, cette fois, une balle dans l’estomac.

Cette première exposition-dossier après la réouverture de la Maison Debussy aborde cette Amitié particulière et unique, entre créativité et complicité. C’est aussi l’évocation d’une période extrêmement faste et féconde, dite « Bohème », pour le compositeur qui vit une phase d’accomplissement majeur, tant sur le plan musical que personnel.

Saison musicale dédiée


Les expositions à venir

Hommage aux donateurs. Les trésors des collections du musée Ducastel-Vera

Du 20 novembre 2025 au 23 mai 2027

« En faisant ce legs, je réalise l’intention que j’ai toujours eu de laisser ma collection à la Ville que j’habite depuis longtemps pour contribuer à l’établissement d’un musée communal qui avec le temps se complétera par d’autres dons de particuliers et du souverain ».

En confiant la totalité de ses œuvres d’art au petit musée municipal, Louis-Alexandre Ducastel avait pressenti le destin de cette institution, qu’il a lui-même fait naître en 1848. Conçu dès ses débuts pour montrer aux Saint-Germanois les quelques œuvres offertes à la Ville, le musée allait être façonné par la générosité de ceux qui,
au fil des décennies, ont choisi de partager leur amour du beau et leur attachement à leur cité.

Chaque œuvre du musée n’est pas seulement un objet d’art précieux et un témoignage du passé : elle raconte aussi une histoire, celle d’un geste noble et discret, d’une relation unique entre le donateur et l’institution basée sur l’engagement, la confiance et le partage. Amateurs, collectionneurs, artistes, amis sont la raison de la richesse et de la diversité des collections du musée. Depuis 2021, il porte d’ailleurs les noms de deux de ses bienfaiteurs : Louis-Alexandre Ducastel et André Vera. Tous les ans, de nouvelles pièces viennent enrichir les fonds du musée, apportant avec elles la mémoire de leurs anciens propriétaires.

Cette exposition est une invitation à découvrir les trésors du musée Ducastel-Vera, mais surtout à rendre hommage à tous ceux qui, par leur philanthropie, ont écrit et continuent à écrire son histoire. Leur héritage est désormais celui de tous les Saint-Germanois.

Livret de visite et livret-jeux pour enfants.


Les expositions virtuelles

Avec Google Arts & culture, plongez dans les salles du musée avant rénovation :